Les FESSY

Origine du nom : dans son dictionnaire étymologique des noms de famille, Marie-Thérèse  Morlet, maître de recherche en histoire au CNRS, écrit : " Fessy,  nom de localité d'origine,  village de Haute-Savoie, proche de Douvaine".

Cette hypothèse me plait car en faisant construire il y a 40 ans à Sciez, commune limitrophe de Fessy, j'aurais fait un retour aux sources ; mais, ... à proximité, dans la vallée de l' Arve, il  y a près de Sallanches,  le bois de Fessy, et sur la commune  d' Arenthon, près de Bonneville,  un hameau appelé Fessy.

Une légende cite comme origine du village de Fessy, une villa romaine appartenant à un nommé  Fessus. 
Le Chablais a été occupé par les romains de 121 avant J.C. à 435, date de l'envahissement
 par les Burgondes et de la création du premier royaume de Bourgogne.

 Au début du VIe siècle, fut fondée la paroisse de Fessie, sous la protection de St-Jean Baptiste, juste  avant la conquête par les Francs en 534.

 En 911, alors que le Chablais fait partie du deuxième royaume de Bourgogne (887-1032), c'est  l'envahissement de la Savoie par les Sarrasins.

En 1032, arrive Hubert Comte de Savoie mais la terre de Langin, dont fait partie le village de Fessie,  ne reconnaît pas sa suzeraineté et il s'ensuit des combats et des pillages.

 En 1221, Rodolphe de Fessie, n'ayant que des filles qui ne peuvent hériter, fait don de son domaine  aux Chartreux de Vallon avec l'accord de son suzerain, le seigneur de Faucigny.

Puis une guerre de 50 ans oppose le Comte de Savoie au Dauphin du Viennois, allié au seigneur de Faucigny. Elle se termine au traité de Lyon, le 7 mai 1334.

Alors, pire que la guerre et ses pillages, ce fut la peste noire apportée d' Italie. On estime qu'en  Chablais, trois habitants sur quatre en moururent. En 1411, il restait 40 feux (familles) à Fessy et en 1443, après une nouvelle épidémie, seulement 21.

 En 1503, des tempêtes détruisit blé et vignes et provoquèrent une grande famine.

 En 1518, la première invasion des Bernois, imposa le protestantisme. Le culte catholique fut interdit, en 1535 et les prêtres bannis. Le Duc de Savoie ne récupéra le Chablais qu 'en 1566 ; mais le culte catholique ne revint à Fessy qu 'en 1597, grâce à la conversion d'Henri IV!

En 1630, se produisit une nouvelle épidémie de peste.

De 1742 à 1749, le Chablais subit une occupation espagnole.

Toute cette histoire pour démontrer que si nos ancêtres furent des émigrants de Savoie, ils avaient des motifs pour chercher une terre plus hospitalière. Une autre hypothèse sur le nom d'origine peut être retenue : le nom Fessy viendrait d'un mot du patois forezien dont j'ignore le sens.  
En conclusion, nos ancêtres Fessy sont : ou des savoyards émigrés à Lyon dont un ou plusieurs descendants se seraient installés ensuite dans le forez, ou des Foreziens dont certains descendants se seraient fixés à Lyon.  

Ce qui est certain, c'est qu'au XVIIè siècle des Fessy, dont nos aïeux, vivent à St-Galmier et d'autres à Lyon, en particulier ce Pierre Fessy  qui en 1701, fit enregistrer ses armoiries à l'armorial général de  France, en acquittant les droits imposés par une ordonnance de 1696.  

Armoiries formées d'un écusson à 6 fasces : 3 de sable et 3 d'argent ,    que nous avons adoptées.

'"Les registres de baptêmes ont été rendus obligatoire en 1539, ceux de mariages et sépultures en 1579 et ils ne furent vraiment tenus qu 'au XVIIè siècle "

Actuellement plus des deux tiers des foyers Fessy, environ 120, installés en France, et n'ayant pas de parenté connue avec notre branche, résident dans la Loire: plus de 50, et dans le Rhône 30 environ.  
Si l'origine du nom est savoyarde nous serions tous cousins ; si elle est forézienne, le nom a pu être donné à plusieurs individus sans parenté entre eux.

Le premier ancêtre avéré de St Galmier est Jean Claude, marchand, marié le 3/06/1706 à Jeanne Fenouillet (1683-1755).

Deux autres sont possibles:  
Antoine décédé le 24/09/1711, qui pourrait être son père, et Claude (1633-1703), marié à Marguerite Ronsy (1635-1715), qui serait son grand-père.

Ceci est vraisemblable car Jean Claude a nommé Claude son fils ainé né en 1708, dont nous descendons, et Antoine un autre né le 25/04/1711 et décédé en 1743.

 Ce Claude né en 1708, marchand chamoiseur, a épousé en 1731 Jeanne Marie Gubian (1706-  1786).
 Nous lui connaissons plusieurs enfants dont :  
 
Andréanne née en 1732 et mariée le 30/06/1756 à J. J.  Descousu bourgeois de St  Galmier.

Jean André notre ancêtre, né en 1738,sous LOUIS XV, négociant, marié à Justine Merlaton  (1745-1814), décédé à 85 ans le 30/06/1823 sous LOUIS XVIII, après avoir connu la  Révolution et le premier Empire ; rentier et veuf, il habitait alors rue d'Artois à St Etienne  chez son fils.   Il a eu 5 enfants:

 1- Blandine mariée à Thomas Latanerye ( de Feurs ? voir ascendance Mondon).

 2- Hélène  mariée à François Meyrieux

 3- Jeanne Amélie mariée à Henri Félix Pagnon

 4- Jeanne Marie  mariée en 1796 à Gaspard Peyron géomètre

 5- André Martial né le 8/06/1769, négociant. C'est le premier de nos ancêtres à s'être  installé à St ETIENNE. Il s'y est marié le 10 Fructidor an IV (5/09/1796) à minuit en l'église  Notre Dame avec Marie Hélène Peyron (27/06/1762-18/05/1842), fille de François, notaire, et  d'Antoinette Dormand et veuve de Me Coulard-Descos.

 Sa sœur Jeanne Marie a épousé Gaspard Peyron en 1796, probablement le frère de Marie  Hélène ; les deux mariages ont peut-être été célébrés ensemble.

J'ai ouï dire par « les Tantes » que Marie Hélène Peyron, veuve avec un fils, exploitait un  commerce près de la place du Peuple lors de son remariage avec notre ancêtre. Celui-ci  déclare en 1799, lors de la naissance de son fils, qu'il est marchand coutelier.  
En 1823 il habite rue d'Artois, en 1844 il habite rue de Paris et se déclare propriétaire rentier.  
Il meurt le 15/04/1851 à près de 82 ans.  
Il avait 20 ans en 1789, a - t'il participé ou non, comme volontaire ou requis, aux guerres de la  Révolution, je n'en ai jamais entendu parler. A propos d'un uniforme vu dans le grenier du  Valfuret, les « Tantes »m'avaient dit qu'il était celui d'un ancêtre Chambovet datant du 1er  Empire.

 Il a eu 3 enfants :

1- Jean André     mon arrière grand-père, né le 3 brumaire an VII (25/10/1798).

 2- Justine Hélène   mariée à M. Jarre, tuée par la foudre sur son balcon.

  3- Victor               installé à St Galmier, marié deux fois, d'où:

du 1" lit,   Claude (1843-1905)

du 2ème lit,   Félix Victor, grand-père du colonel Claude Félix Fessy , qui a fait carrière en  Tunisie puis s'est retiré à Marseille avenue du Prado. Marié à une Cizeron, ils n'ont eu qu'une fille.

Jean André, notre premier ancêtre stéphanois, après une succession de baldomériens, (habitants de St-Galmier) sut profiter, comme avait sans doute dû le faire son père, du prodigieux développement de    St Etienne    au XDC  siècle et y devint un « Notable ».  

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©  René Fessy